Affichage des articles dont le libellé est montréal. Afficher tous les articles

ROLLIN AT JM COURT

Voilà une news qui va faire plaisir à nos lecteurs d'outre atlantique ...



Vous l'avez sans doute compris en lisant la description du site, une partie de l'équipe VIDA Skate s'est constituée en terres québécoises, et c'est d'ailleurs là bas que tout à réellement débuter pour nous. Et quand on vit à Montréal pendant l'hiver, autant vous dire que les skateparks couverts, on les connaît par cœur !

Mais parmi le TAZ et autres surfaces de glisse abritées, nous cultivons une affection toute particulière pour le JM Court, petit park fort bien mis situé dans une école du Plateau de Montréal. Tenu par une poignée de passionné(e)s, le JM était clairement notre repère pendant les heures les plus sombres de l'hiver, et on peut dire que les homies VIDA Skate ont bien poncé les modules de cette place (en québécois dans le texte). Même que certains y ont donné des cours de planchettes en quasi état d’ébriété, mais ça c'est une autre histoire !



Bref, en parcourant la toile aujourd'hui, on est tombé sur un clip du team ROLLIN en free session au JM. ROLLIN, c'est en fait un skateshop montréalais, qui a ouvert depuis 2012 une annexe directement dans le park, ce qui est plutôt pratique quand on casse sa board est qu'il fait - 25° dehors. Il n'y a donc rien de plus naturel que de voir débarquer toute cette fine équipe pour une sesh' bien endiablée ! 
Au casting, on retrouve des tueurs locaux: Jesse Ramirez, Felix Patry, Jocelyn Rochon, Alex Noel, Ratpack, Alban Bachan, JP Grenier et Seb Lucas

Si vous êtes un jour en voyage du côté de Montréal, allez faire un tour du côté du JM Court et de ROLLIN, vous ne serez pas déçus du voyage !



ROLLIN AT JM COURT from Exposé Skateboard Magazine on Vimeo.

Antoine Asselin - Lunch Break


En ce lundi matin des plus maussades, on est heureux de pouvoir compter sur un Antoine Asselin en grande forme pour nous remonter le moral. Le jeune comique de la bande Dime MTL a des pauses déj' plutôt récréatives, comme en témoigne ces 2 minutes et quelque de délire continu dans les rues de Montréal, et d'ailleurs.

Du lourd !

Ethernal Skate Films / Montage @ Skatepark Père-Marquette (Montreal)

LA SCENE MONTREALAISE SE PORTE BIEN.



Bon celui là on vous en avez déjà parlé sur facebook, mais il était temps de mettre les choses à plat une bonne fois pour toute. 

Comme vous avez dû le réaliser (du moins on l'espère !) VIDA Skate possède une très forte connexion avec la scène skate montréalaise. En effet, pas mal d'entre nous y ont passé du temps, et c'est même là que tout a commencé en 2011. Et forcément, comme dans les crews de skate grandissant, tout part d'un spot bien particulier. Pour nous, se fut alors le skatepark Père-Marquette, situé dans le quartier La Petite-Patrie à Montréal.


De prime abord, le park ne casse pas des briques, mais une fois que vous avez goûter à l'ambiance chaleureuse des skateurs locaux lors de vos sessions de fin d'après midi, difficile de vous en défaire !! C'est simple, même à la sortie de l'hiver avec une neige persistante, les locaux se motivent à aller déblayer la mini rampe histoire de faire session au soleil avec des bières ! Bonne ambiance, modules pas trop pétés, vous aurez là de quoi vous faire plaisir si vous êtes de passage dans le coin et que vous cherchez un spot pour vous faire des skate mates.

Pour finir de vous convaincre, on vous laisse avec une très bonne vidéo réalisée par les québécois de chez Ethernal Skate Films. 100% centrée sur le park et ses locaux, vous y découvrirez en image tout ce qu'on vient de vous raconter, avec tricks et surprises en surplus !

Miss you guys.



Am Getting Paid 2014: Jon Cosentino termine premier avec 7500$!

Jon Cosentino (gauche), Antoine Asselin (droite)
AM Getting Paid 2014
© Zoé Bélisle-Springer


C'est ce weekend qu'avait lieu le retour du AM Getting Paid au skatepark le Taz à Montréal. Un remaniement du street course a été fait pour l'occasion et une association au P45 s'est officialisé pour le Vans Best Trick.

Jon Consentino, frais de sa victoire au  Dew Tour Am Series le samedi, réussit un doublé et repart avec la première place au AM Getting Paid le dimanche, cha-ching 7500$. Il est talonné par le hometown boy Antoine Asselin qui lui, collecte 4000$. En troisième place, Tyler Bowerbank retourne à Salt Lake avec 3000$ en poche.
Ryan Clements et son équipe à The Boadr étaient sur place pour animer et juger les runs de tous les jams de la fin de semaine. On vous présente ici leurs recaps vidéos.





Quel retour en force de l'événement maintenant présenté par Empire, Monster Energy et Vans Off The Wall; c'est ce qu'on appelle renaître de ses cendres ! 

 Pour un full coverage et une galerie photo de l'événement, c'est par ici, sur 33mag.
 Pour les résultats complets de la compétition, c'est par ici

All aboard, un 45 minutes avec: Gnarly Skateboards

Pour pouvoir skater, on a besoin d'une board. Souvent, parce que l'on entend toujours les noms des grosses compagnies américaines, on se tourne précisément vers ces marques-là une fois rendus en magasin. Il y a pourtant grand nombre de plus petites compagnies locales qui souhaitent se faire connaître. C'est exactement pourquoi j'ai lancé l'idée suivante aux gars de VIDA Skate: pourquoi ne pas faire une série d'articles du type 'Questions&Réponses' avec quelques-unes des ces compagnies québécoises. Apprenons à mieux connaître nos produits d'ici.

Après des entrevues avec Technical skateboards puis avec Natifs skateboards, voilà que je me retrouve assise à la microbrasserie de quartier La Succursale en compagnie de Vincent Proulx, de Gnarly Skateboards.



(Source)
Verre d'eau pour moi et bière blanche à la main pour lui, ma première question pour Vincent traite de l'historique de la compagnie: à savoir comment elle est née et les motivations derrière le fait d'entrer dans la business du skate. Le projet Gnarly skateboards a été monté à l'été 2012. Deux ans plus tard, les fondateurs Vincent Proulx et Florian Schneider (24 et 28 ans respectivement) travaillent encore d'arrache-pied à livrer un produit "satanique" de qualité. Vincent, c'est le genre de gars qui a toujours voulu partir sa propre petite business et qui est fier de fabriquer quelque chose de ses mains. Le finissant en ébénisterie artisanale rencontre par la suite Florian, artiste dans le même programme d'études, ayant lui aussi envie de partir en affaires. Il n'en faut pas bien plus pour que les produits Gnarly Skateboards voient le jour.






Une compagnie écoresponsable et 100% québécoise
À l'ère de la surconsommation, Gnarly Skateboards désire se démarquer de ses compétiteurs, tout en offrant un produit qui répondra aux attentes des clients. Shapés à la toupie et gravés au laser, les boards des deux artistes sont faits d'érable canadien pressé, et le tout est fait dans l'esprit le plus écoresponsable possible. Pour les deux fondateurs, l'aspect naturel du bois est très important et donc ils veulent en laisser un maximum. Pour ce qui est des teintures, Gnarly utilise une technique vieille comme la terre, c'est-à-dire du sang d'animal que les gars récupèrent chez le boucher.



(Source)

Parce que tous les boards sont uniques et non pas fabriqués en chaîne, on parle d'une production très limitée, au point où les acheteurs sont presque toujours des amis ou des connaissances. Pour le moment, Gnarly Skateboards reste donc très local.

(Source)

Cela étant dit, pour les désireux de voir les produits Gnarly dans les skateshops, soyez heureux: le Axis à Laval tient une quantité limitée de boards et ils sont vendus à 120,00$ la pièce. Le problème que rencontre Vincent et Florian, c'est le temps. À fabriquer de A à Z, une board prendrait une semaine. Ce n'est pourtant pas la demande qui manque; d'ailleurs, la boutique Rollin et le Axis St-Sauveur en veulent, mais à deux dans leur petite shop de Rosemont-La-Petite-Patrie, il est extrêmement difficile de produire des tonnes de planches pour pouvoir les vendre en magasin. Malgré tout ça, les gars de Gnarly ne se sentent pas en compétition face aux compagnies connues du type Element ou Creature par exemple, parce que toutes leurs boards sont uniques et faites à la main. C'est un autre monde comparativement à être en affaires avec une compagnie comme Control. Selon eux, le fait qu'ils se concentrent uniquement sur la production de cruisers les distinguent également des autres.


Ce à quoi on peut s'attendre en 2014

(Source)
Cette année, Vincent parle d'acheter la machine pour la gravure au laser (si possible!), créer de nouveaux moules pour de différentes shapes, créer de nouveaux artworks, réaliser un vidéo du processus de fabrication, garder les capsules de magnésium sur le tail de la board et en plus ajouter une lampe à la place du design de l'oeil pour amener un côté edgy aux planches. Faire des tentatives d'impression en sérigraphie est aussi une avenue qui l'intéresse.

Artwork, promotion et plus... on jase là!
Derrière le artwork des boards Gnarly, on retrouve les idées du talentueux Florian qui à la base est aussi un gars de street art. Vincent n'a pas exclu la possibilité de collaborer avec des artistes locaux du festival MURAL par exemple, mais le laser coûte déjà cher alors payer un artiste en plus de tous les frais associés ferait grimper le prix des planches. À suivre...



Puisque le site web est toujours en construction et que les gars préfèrent investir tout leur temps et argent dans la fabrication des boards, leur meilleure promotion reste le bouche-à-oreille, leur détaillant Axis et les vidéos qu'ils mettent en ligne.


Enfin, l'avenue du développement d'une ligne de vêtements en est une rejetée en bloc à profit du travail avec le bois. S'il devait y avoir un side, on parlerait d'accessoires comme les portes-clés qu'ils font déjà et qui sont d'ailleurs rendus 2.0 avec leur décapsuleur intégré.

(Source)


Pour ce qui est d'une création d'un team, c'est définitivement quelque chose qui intéresse la compagnie. Le truc, c'est une question de budget encore une fois… avoir une team implique avoir des boards pour ses riders et investir du temps et de l'argent, deux choses qui ne sont pas toujours évidentes à avoir. 



On vous laisse sur une entrevue qu'a fait CIBL 101,5 FM avec Gnarly Skateboards dans le cadre de l'émission du 4 à 6.





Malheureusement, Gnarly Skateboards n'a pas d'événements précis prévus à l'horaire pour l'été, mais il est certain que vous finirez par les croiser à un moment ou à un autre. Shoutout aux boys et longue vie au beau projet!


***

Pour toute commande de boards, communiquer avec Gnarly Skateboards sur Facebook.

ULC Skateboards: VX Days

ULC Skateboards fait partie de ses marques qu'on aimerait voir plus souvent sur la toile (et ailleurs).



Originaire du Québec, cette compagnie de planchettes possède un image plutôt robuste et super skate core outre atlantique, mais demeure quasiment inconnue par chez nous (où inversement, suivant l'endroit où vous êtes).

Avec pas mal de bon skaters dans le team, ULC produit des choses de qualité avec amour, tout en faisant la promotion des scènes locales, comme le démontre la vidéo ci dessous.

Une marque à suivre donc, que vous soyez proche géographiquement du Québec ou non !

PS: Avec un peu de chance on en reparle très bientôt en détail, grâce à notre envoyée spéciale Zoé et ses chroniques !


Michael 'Mic' Roy, le petit dernier chez Crapsack skateboards


Crapsack skateboards, compagnie québécoise basée à Québéc, souhaite la bienvenue au talentueux Michael 'Mic' Roy. 








Crapsack Skateboards welcomes Mic Roy from Crapsack Skateborads on Vimeo.


Crapsack fait jaser ces derniers temps avec le lancement de leur première collection au TRH-Bar le 25 avril dernier. D'ailleurs, VIDA skate s'est entendu avec les boys de la compagnie pour une interview dans le cadre de la chronique "All aboard, un 45 minutes avec".

Restez à l'affût de l'activité de Crapsack skateboards; les boys en ont dedans et ça risque de bouger cet été!

Leurs 33 motos
Everything that is not mom approved. Mostly skateboard.
Keep Skateboarding Evil
Mission: breaking stuff






Pour suivre Crapsack skateboards sur les réseaux sociaux, c'est par ici.


Crédits photos: Crapsack skateboards
Source : Crapsack skateboards (facebook)

Kickstarter du moment: le X Belt skatetool

J'en parlais la semaine dernière sur le magazine web 33mag, mais un nouveau projet kickstarter a vu le jour: un hybride entre une ceinture et un skatetool.

J'ai pu rencontrer Lilian Cuer, le designer industriel derrière le projet et voici ce qu'il en est de ce prototype de ceinture de skate.

La 'X' Belt intègre les 5 outils nécessaires à l'assemblage ou à l'ajustement d'une board. C'est donc dire qu'on y trouve 3 tailles de clés anglaises, 2 mini tournevis et un décapsuleur, tous accessibles en tout temps (oui, oui!). Mince et pas du tout gênante, la ceinture se veut une solution à la perte ou l'oubli du skatetool traditionnel.


Crédits photo: Lilian Cuer,  2014

Crédits photo: Lilian Cuer,  2014
Crédits photo: Lilian Cuer,  2014

Installé dans le quartier montréalais Hochelaga-Maisonneuve, Lilian Cuer tient à ce que son produit reflète une identité montréalaise. Tout (à l'exception des mini tournevis) sera donc produit localement.

Le projet, entamé depuis déjà 3 ans, a une équipe composée de Lilian Cuer lui-même et de 5 autres collègues (marketing, finance, design industriel, impression 3D). 

Le projet est appuyé par Barry Walsh, vétéran skateboarder montréalais et tout récemment, une vidéo promotionnelle du produit mettant en vedette le vétéran est sortie sur le web. 





L'obectif? 20 000$ d'ici le 6 juin pour la fabrication de 500 unités.


---
La date limite pour faire une contribution est le 6 juin prochain. Pour plus d'informations et pour contribuer au projet, on vous invite à visiter la page Kickstarter.

Restez connectés sur Facebook.

Ethernal Skate Films - 'Social Exclusion' trailer

Ethernal Skate Films, boite de production indépendante québécoise, revient cette année avec un nouvel édit: "Social Exclusion".



Tourné en majorité entre 2012 et 2013, ce projet réalisé par Vincent Letellier a pour but de vous faire découvrir la réalité des skaters montréalais, avec son lot de tricks, bonnes rigolades, mais aussi déconvenues avec la police.

Pour les locaux, sachez qu'une avant première est prévue au TRH Bar le mercredi 28 mai !


All aboard, un 45 minutes avec: Natifs skateboards

Pour pouvoir skater, on s'entend qu'on a besoin d'une board. Souvent, parce que l'on entend toujours les noms des grosses compagnies américaines, on se tourne précisément vers les boards de ces marques-là une fois qu'on est rendu en magasin. Il y a pourtant tout plein de plus petites compagnies locales qui souhaitent se faire connaître et devenir une référence côté boards. C'est exactement pourquoi j'ai lancé l'idée suivante aux gars de VIDA Skate: pourquoi ne pas faire une série d'articles du type 'Questions&Réponses' avec quelques-unes des ces compagnies québécoises. Apprenons à mieux connaître nos produits d'ici. 

Le premier article de cette série se concentrait sur Technical skateboards. Cette fois-ci, on relance le projet avec la toute jeune compagnie Natifs skateboards. Le setup? Dimanche après-midi, il fait beau et chaud, je suis sur la terrasse de Thomas Villanova en compagnie de ce dernier et de Julien Galarneau, deux des gars derrière Natifs. Cafés, clopes & enregistreuse. C'est un go pour une petite discussion amicale.




Natifs skateboards, c'est tout récent. Quand est-ce que l'aventure a commencée? Comment t'es venue l'idée de créer un brand de skate?
[Julien Galarneau]
Natifs, ça va faire un an le 4 mai. L’envie de créer la compagnie est vraiment partie du skatepark Père-Marquette; à force de voir le monde skater là-bas, de voir qu’il y avait un bon niveau et de voir qu’on était quand même bien soudés.

Moi je skate à Marquette depuis que j’ai 11 ans. Avant, je skatais dans la cour d’école; j’apprenais mes kickflips, j’apprenais mes pop shuvits. À un moment donné, le park s’est construit pis c’est là que tout a commencé. C’est là que j’ai commencé à skater avec mes amis et qu'on a commencé à faire des vidéos. Pis là t’sais, on pensait à faire notre propre marque. On en avait une petite... ‘Krew’ dans le temps... mais après ça on a bien remarqué que ça existait déjà (rires). À un moment donné, j’ai juste oublié le projet et je suis allé faire mes études en graphisme au Collège Salette. J’ai toujours eu un intérêt à travailler pour des compagnies de skate. Je voulais faire du design de skateboards, faire de l’affichage publicitaire aussi. Fecque là j’ai travaillé deux ans à la pige. J’ai appris à plus travailler pour moi, à faire mes propres factures, à développer ma propre business. Je me suis dit pourquoi pas lancer ma petite compagnie à moi, ma petite marque locale, de quoi qui pourrait grossir. J’ai décidé de bâtir Natifs, mais c’est pas parti tout de suite. J’ai commencé à développer le logo, à développer le concept derrière tout ça, mais ça a pris le temps de mûrir pendant peut-être un an, pis là après un an, je me suis trouvé un investisseur. Je me suis enregistré et incorporé. Quand tu vas voir les skateshops après, c’est sur qu’ils vont s’informer sur toi pis si ils voient que t’es enregistré, déjà ils savent que t’es plus sérieux dans ton approche.

Qui sont les fondateurs? Sont-ils tous encore impliqués dans le projet? 
[Julien Galarneau]
C'est moi qui l'a parti, mais c'est avec toute la gang de Marquette en même temps. J’ai vraiment eu des amis qui étaient là pour m’aider, comme Thomas qui s’occupe de la comm'. J’ai Anthony aussi qui va plus s’occuper du côté marketing.


Le nom « Natifs », c’est venu d’où?
[Julien Galarneau]
Natifs, c’est vraiment parti d’un concept que j’ai eu pour représenter les racines des gens. Oui, la marque est dite québécoise, sauf que des natifs, il y en a partout dans le monde. Tout le monde est natif de quelque part, de sa place. C’est un mot que je trouvais rassembleur pis qui représente le skate pas mal. T’sais dans le skate, le monde va skater tout seul, mais tu vas aussi skater en gang, tu vas filmer, faire tes tricks

Vois-tu comme un avantage le fait d'être jeune et d'avoir parti un tel projet?
[Julien Galarneau]
Je suis content de commencé ça jeune, parce que c’est de l’expérience pis je me dis pourquoi pas commencer ça maintenant au lieu de me dire dans 10 ans. Ça sert à rien d’attendre. La compagnie est entièrement financée par moi. J’ai quelques investisseurs, mais c’est vraiment aléatoire. Avec le salaire que je fais, c’est sûr que c’est pas évident, mais avec les planches que je fais je réussis à rentrer dans mon argent. Pour l’instant, c’est vraiment juste pour le fun, je fais vraiment pas ça pour l’argent. On se le cachera pas, le skate c’est pas quelque chose de facile. Je mets beaucoup de mon temps que pour ça pis je le fais pas pour l’argent. Quand tu fais quelque chose pour la passion, c’est là que ça fonctionne.

D'où vient votre motivation de gang et pourquoi le skatepark Marquette en particulier?
[Thomas Villanova]
Marquette c’est le seul skatepark potable du quartier, alors forcément tu y vois toujours les mêmes personnes... si tu commences pas un peu à socialiser, soit tu veux pas, soit c’est dommage parce que j’crois que c’est un sport individuel, mais c’est un truc où la motivation vient du collectif.

Y’a aussi un groupe Facebook ‘Marquette Crew’. On se motive entre nous: il neige et tout? Ouais, on va à tel endroit ou tel autre endroit... Y’a pas mal de gens de partout et qui font de tout, quoi. On est autant des gamins, des ados qui ont 15 ans, que des gens qui ont 30 et qui travaillent, que nous qui sommes entre petits boulots et études. Déjà là, il y a une bonne base de clients pour commencer et une bonne image à projeter.

[Julien Galarneau]
On est une petite marque locale, on n'a pas la prétention de dire qu’on est les meilleurs, sauf que t’sais, je pense que tout part de la vibe que t’as quand tu commences. Je pense que tout le monde a un bon vibe, tout le monde se respecte. Quand on land des tricks, on est tous là s’encourager. C’est pas parce que tu fais juste un kickflip que t’es moins bon. C’est le progrès après ça... T'sais, j’apprenais à un dude à faire son back feeble pis ils les landaient pas... Pis je le vois l’année d’après débarquer à Marquette, pis là il land ses back feebs no stress. Ça donne envie de partager. »

Parle-moi un peu de comment s'est déroulé l'an dernier pour Natifs skateboards.
[Julien Galarneau]
Tout s’est pas mal arrangé sur le tas. On a réussi à avoir un premier événement à Marquette. Moi je connaissais Félix qui travaille au skatepark, qui fait affaire avec la ville dans le fond. Et là il me dit: "hey on cherche un commanditaire pour la compé’ ça te tenterais-tu de donner quelques boards pis des t-shirts?"... J’ai communiqué avec Isabelle Desjardins qui s’occupe de l’événementiel pour la ville pis parle parle, jase jase, elle était vraiment intéressée par le fait qu'on encourage pas mal les jeunes pis qu’on soit vraiment impliqués au niveau du skate, mais vraiment plus à Marquette. 

Après un an, je vois que ça fonctionne super bien. Après les 3 événements qu'on a fait, tout le monde était vraiment stocked. À chaque fois, les organisateurs nous ont dit: "on refera ça l’année prochaine"

[Thomas Villanova]
Cet hiver, on était rendus au stade où il y a avait des boys qui avaient les boards de Julien et qu’on ne connaissaient pas, tu vois. C’est cool, ça veut dire que ça marche un peu au moins.


Quels sont vos principaux détaillants?
[Julien Galarneau]
Rollin. Dans le fond, je suis allé voir Jean-François pis je lui ai parlé. Au départ, il était comme "ah une autre marque…" mais t’sais, voyant qu’on était quand même sérieux dans notre approche et qu’on voulait pas juste faire ça que pour le fun… Je lui ai donné 10 planches au début, pour la première batch, pis toutes les planches se sont vendues. Fecque là je suis allé en porter une autre [batch] pis là, justement la semaine passée, j’y suis retourné pis toutes les planches se sont vendues. Lui il est stocked et vraiment down avec le projet.

Pour l’instant j’ai juste Rollin, mais je travaille au warehouse de Empire, fecque c’est le siège social. Je rencontre souvent les grands boss: Fred, Pat pis Grisé. Justement, j’ai réussi à parler à Fred qui est l’acheteur des boards. Il m’a demandé de lui envoyer un lookbook pis je sais pas trop ce que ça va donner, mais c’est sûr que travaillant là-bas je vais pousser vraiment plus. En même temps, c’est pas mon but ultime. Si je peux continuer à vendre mes planches chez Rollin pis vendre mes planches par-ci par-là, je vais le prendre aussi.

Où et comment se fait votre production? Est-elle plus du genre artisanale ou plus du genre industrielle ?
[Julien Galarneau]
Industriel, mais d’ici. Après m’être enregistré, j’ai fait ma première batch de boards chez Control. Je leur ai envoyé mes designs et ils ont dit okay à produire mes planches. J’ai fait une batch de 100 planches au début pour voir ce que ça allait donner. J’en ai fait dans un bon range, mais finalement il y a des  tailles de planches qui ne se sont pas vendues. Les tailles qui se sont vendues c’est les 8, 8 1/4, ce que tout le monde skate dans le fond. »

Quelle sorte de bois utilisez-vous?
[Julien Galarneau]
100% Érable canadien pur.

Faites-vous produire des boards de toutes les tailles ?
[Julien Galarneau]
Au départ, j’avais fait du 7 5/8, du 7 3/4, du 8 pis du 8 1/4, sauf que là, maintenant, je me concentre plus sur du 8, du 8 1/4 parce que j’ai remarqué que les gens commencent à skater plus large pis je veux offrir vraiment de quoi de skatable. Je suis vraiment intéressé aux shredders aussi, commencer à développer les boards genre les 8 1/2, des boards un peu plus style cruisers, mais qui restent quand même skatables, que tu peux quand même faire un kickflip… t’as un nose, un tail

Quelle tranche d’âge vises-tu côté clientèle? 
[Julien Galarneau]
Je te dirais de 17 à 25 ans et plus. On met pas de barrières pour des gens plus vieux, pis en même temps on va sortir des designs et des largeurs de boards qui vont peut-être moins plaire à une clientèle qui est plus jeune. On va quand même toujours être là pour encourager, donner le spirit. On fera jamais la gueule.

Qui est derrière les designs sur vos decks? Vous arrive-t-il de faire des collaborations avec des artistes locaux pour ces designs? 
[Julien Galarneau]
Je m’occupe du graphisme pour tout ce qui est board, mais aussi affichage sur Facebook. Vraiment, j’essaie d’habiller tout ce qui est Natifs en tant que tel, mais je n’ai pas la fibre business, chiffre et tout ça. Ce qui fait qu’en ce moment j’essaie de me ramasser ma petite équipe pour que moi je puisse me concentrer sur ce qui est graphisme, plus la partie création, ce qui me passionne plus dans le fond. C’est mon côté bohème skateur qui veut créer.

J’ai pensé à des collaborations surtout pour de l’apparel éventuellement. J’ai spotté quelques photographes qui font vraiment des belles photos. J’essayerais de développer des concepts qui font plus "rural". Sinon, j’avais rencontré aussi des dessinateurs, mais ça s’est jamais vraiment développé parce que tu finis par payer le dessin en tant que tel, les droits d’auteur... pis ben en ce moment, je pense que je vais essayer d’utiliser ce que moi je suis capable de faire en dessin pis voir ce que ça peut donner. Éventuellement, je travaillerai avec des artistes qui vivent au Québec pis qui sont vraiment passionnés par ce qu’ils font et qu’ils veulent travailler pour le skate aussi. Ce que je recherche c’est des dessinateurs skateurs qui savent un peu l’histoire du skate. 

Quel est le meilleur moyen pour vous de faire votre promotion? (via vos détaillants, en passant par des riders, les réseaux sociaux, des démos, des ‘giveaways’, des vidéos promo?)
[Julien Galarneau]
En postant des petits vidéos, en mettant des photos sur Facebook, à en parler aussi on finit par attirer l’attention des gens un peu. Des shops comme Rollin’, qui aide souvent les marques plus locales, t’sais ça, ça nous a aidés pas mal.

Pensez-vous éventuellement créer une ligne de vêtements?
[Julien Galarneau]
Ça risque d’être plus du merchandise. Ça va vraiment être pour vendre la guenille, mettre plus d’argent dans le compte. Je veux vraiment que le monde m’associe pour les planches que je fais. Natifs skateboards, c’est avant tout une marque de boards et l’apparel va être de l’a-côté.

Avez-vous déjà un team de riders?
[Julien Galarneau]
Pour l’instant, on a pas vraiment une team en tant que tel. On est plus une gang d’amis qui skatons Natifs, avec des boards Natifs, pis on fait des vidéos par-ci, par-là. On est du monde qui skate street. On a du monde plus tech, du monde qui vont plus shred... Jusqu’à maintenant, même que ce soit pour aider à la marque ou pour en parler, on est toujours rester dans notre petit cercle. Éventuellement, le team va vraiment se développer quand je vais trouver un niveau de skaters qui va être vraiment plus vendeur. Fecque ça risque d’être plus pour l’année prochaine. Cette année, avec tous les gens qui commencent à skater avec nous, je pense que là ça va commencer à plus se développer. Le monde qui va avoir plus de footage, le monde qui veut plus s’impliquer aussi. Ça va déterminer qui je vais prendre sur le team. Ça va aussi être par décision commune, on va en parler pis ceux qui veulent embarquer, qu’ils embarquent. Après ça, on va continuer à faire de la vidéo.

Quels sont vos objectifs pour la prochaine année?
[Julien Galarneau]
Hmm… bonne question ça. Je te dirais développer plus l’image, réussir à être plus présent sur les réseaux sociaux, avoir un site internet, pouvoir vendre sur le site internet aussi, offrir un meilleur service, trouver ou développer des skateurs pis devenir meilleurs en tant que skateboarders.


Avez-vous des événements prévus cet été?
[Julien Galarneau]
Je risque de refaire les 3 événements de l’an passé.  Il va y avoir un barbecue, une compétition de skate, des best tricks… bref le genre d’événements qu’on fait pour la passion du skate. On veut donner envie aux jeunes de persévérer et de devenir meilleurs. 

[Thomas Villanova]
On va faire des petits jams. C’est ça qui est intéressant aussi, tu vois, parce que grâce à ce petit Marquette crew, déjà on peut amener du matos et distribuer quelques trucs comme des casquettes, etc.

Allez-vous sortir des nouveaux designs de boards cette année?
[Julien Galarneau]
En ce moment j’ai un design, je vais avoir d’autres designs qui vont surement arriver cet été. J’ai voulu attendre avant de faire d’autres designs pour que le monde puisse me reconnaître, puissent comprendre la marque. C’est pour ça que j’ai mis le logo sur le nose... pour que ça paraisse vraiment. Éventuellement, on va développer des designs plus créatifs, moins clean cut.

Est-ce qu’on peut s’attendre à voir un film de skate Natifs bientôt?
[Julien Galarneau]
Justement, à la fin de l’été... on commence à travailler là-dessus, je me suis équipé d’une nouvelle caméra pis je fais un peu de montage aussi on the side. On aimerait ça faire un film d’ici la fin de l’été, faire une bonne promo, de quoi qui va nous donner une lancée. Une première au TRH-Bar ça pourrait être pas pire.

Ultimement, où aimerais-tu amener Natifs skateboards?
[Julien Galarneau]
Ultimement, j’aimerais pouvoir offrir un tremplin aux jeunes qui font du skate, fecque vraiment pousser le skate au Québec. Si je peux bouger, m’installer ailleurs... pourquoi pas... essayer de garder Natifs, mais adapter le concept à la place où je me déplace. D’être un peu nomade. Je pense que ça pourrait aller ailleurs.


Si tu avais à décrire ta compagnie par une phrase, ça serait quoi?
[Julien Galarneau]

Une compagnie 100% québécoise, faite par les gens d’ici pour les gens d’ailleurs.


Suivez Natifs skateboards sur Facebook et Instagram

Crédits photos: Francis Martineau

Escape - Les Pirates





Le printemps se pointe enfin le bout du nez. C'est le moment parfait pour recommencer à sortir dans les rues, skater et ensuite faire le party comme s'il n'y avait pas de lendemain. Pour l'occasion, on se remémore un bien bon film sorti il y a déjà deux ans : Les Pirates 2012. À sa sortie, c'était la deuxième édition d'un film 100% local (et par local, lire ici québécois: Mascouche, Terrebonne, Laplaine) réalisé par la gang de Escape Productions


La liste de riders est longue: Frédérik Clouatre, Philippe Boucher, Christopher St-Cyr, Félix Boisclair, Christopher St-Denis, Simon Dumoulin, Micheal Rocherfort, Anthony Montreuil, Alexandre Wong, Joey Lachapelle, TR "LBE", Jeff Huard Délanger, Jonathan Désy, Guillaume Marquis, Francis Lemoy et Maxime Jean-Jalbert. 


À votre santé!

Philipe Dulude, nouveau rider du team Technical Skateboards

Technical Skateboards a une nouvelle recrue dans son team! Il s'agit de nul autre que Philipe Dulude (15 ans) qui shred littéralement tout sur son passage. Aussi à l'aise en street qu'en rampe, on vous invite à regarder son vidéo promo. 

Philipe Dulude, 2014





Pour ceux qui sont curieux de le voir rider, il sera fort probablement de la partie au jam "Roll Fast Get High" au Taz Skatepark, le 12 avril prochain. Le jam est prévu de 21h00 à minuit, au coût de 10,00$. Au menu, du skate, du plaisir, la présentation du film des Lundis Commander et 1000,00$ en prix à gagner! Soyez-y.




RSVP à l'événement sur Facebook

Flip Canadian Tour 2013



Avant que l'hiver ne devienne ardent au Canada, le team Flip Skateboards est allé rendre visite à leurs voisins bizarres du Nord, histoire de voir si les spots sont plus rad de l'autre côté de la frontière.

Pour ce qui est de l'expérience culturelle, difficile d'en dire quoi que se soit, mais par contre au niveau du skate pur, les gars ont l'air d'avoir pris leur pied avec notamment de belles images du Big-O à Montréal.

La plupart des pros de la marque était donc présent pour ce "petit" trip: les jeunes avec Louie Lopez, Curren Caples, Ben Nordberg, Matt Berger et Alec Majerus, mais aussi les anciens pour chapeauter tout ça avec Arto Saari & Lance Mountain.

PS: Petite pensée à nos lecteurs montréalais qui liront ces lignes et qui auront eu la chance de voir ce beau monde en action avec leurs roulettes à planche.





Au nom du père, du fils et du skate

Un skatepark dans une église.



L'idée semble saugrenue, mais on vous assure, ceci n'est pas un canulars.

L'histoire se situe au Quebec, et plus précisément dans l'arrondissement de Chicoutimi à Sagenay-Lac-Saint-Jean. Là bas, bon nombre d'églises se retrouvent quelque peu désœuvrées, et doivent subvenir par leurs propres moyens à leur survie, ce qui n'est pas toujours facile pour les endroits les plus reculés.

Et bien l'église Saint-nom-de-Jésus a su trouver une solution des plus originales, défrayant au passage la chronique et dépoussiérant aussi certaines idées reçues sur le niveau d'ouverture d'esprit de la bande à Jésus. En effet, la paroisse a mis à disposition un skatepark couvert aux jeunes riders du coin, histoire de glaner quelques deniers et ainsi continuer à diffuser la parole divine au troupeau.

Bon, on sait qu'on est à deux doigts de la polémique. Évangélisation cachée diront certains ? A vrai dire nous on se gardera bien d'émettre un quelconque jugement de valeur. On se dit simplement que les skaters de la région doivent être plutôt refaits d'avoir un park couvert par trop merdique à rider en ces périodes de froid polaire ... et ça, s'est déjà beaucoup.

Pour finir, on vous laisse avec la vidéo présentant rapidement le projet et les infrastructures.

La p'tite vidéo du Vendredi: Dime Montréal

Vous l'aurez compris, en ce début d'année 2014 nous sommes un poil nostalgique. On sait pas trop pourquoi mais on a réalisé d'un coup que le temps passe vite, voir même très vite. Et comme notre histoire récente a débuté à Montréal, on a décidé de vous présenter une petite vidéo du cru, qui franchement vaut le détour. 

Voilà donc The Dimestore Video, LA vidéo DU crew Montréalais par excellence.



Connu aussi sous le nom de DimeMTL, ce crew activiste à tendance extrémiste sévit depuis déjà pas mal de temps dans les rues de Montréal, avec une efficacité certaine. En tête de liste on compte des skaters émérites, tels que Adam Green, JS Lapierre ou Antoine Asselin. Si vous ne connaissez pas encore ces types là, il est grand temps de parfaire votre culture underground !



Cette vidéo date de 2010, mais depuis il y a aussi eu The Duce, & The Turd Season ...




Bef, voilà de quoi vous rendre compte par vous même que, Montréal, ça déchire vraiment côté skate !